Apprentis d'Auteuil
Sens et Finances - Le journal de la Philanthropie d'avenir
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« La Touline : s’amarrer au port pour gagner son autonomie »

Publié le 30/03/2017

En France, tout enfant mineur en difficulté est protégé par l’Etat, via l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) des Départements.

À ce titre, la fondation Apprentis d’Auteuil est chargée par les pouvoirs publics d’héberger, élever et éduquer les jeunes concernés, qu’ils soient orphelins, placés par les services sociaux (ou par le juge), ou mineurs étrangers isolés. Jusqu’à 18 ans, tout est donc à peu près sous contrôle.

Mais, à compter de leur majorité, tout change.

Le financement public cesse et avec lui, la protection bienveillante de la fondation, sauf pour ceux qui pourront bénéficier de « contrats jeune adulte » jusqu’à 21 ans, accordés au compte-goutte par les Départements. À 18 ans, la plupart des jeunes protégés par l’ASE, se retrouvent donc, du jour au lendemain, complètement livrés à eux-mêmes, le plus souvent sans toit, sans travail et sans soutien familial.

« Le couperet existe et il est brutal » dit Cécile Valla

La responsable nationale du projet « La Touline » – dont le nom est une référence au cordage qu’on envoie d’une embarcation vers le port, pour s’y amarrer. Avec ce nouveau dispositif porté par la fondation et essentiellement financé par les dons privés, Apprentis d’Auteuil accompagne l’entrée dans l’âge adulte, pour les jeunes en difficulté, jusque-là protégés par l’ASE.

« Nous avons installé des coordinateurs à Dijon, Nantes, Paris, Lille et dans le Val d’Oise, pour soutenir nos jeunes « anciens » dans leurs démarches d’insertion sociale et professionnelle, travaillées en amont de leur sortie mais qui ont clairement besoin d’être consolidées. Les jeunes viennent y trouver une aide précieuse à la réalisation de leurs démarches en vue d’obtenir un logement, une couverture maladie, un emploi, une formation, etc. C’est un accompagnement renforcé, une période transitoire pendant laquelle ils vont expérimenter et apprendre l’autonomie », explique Cécile Valla. 200 jeunes en bénéficient. L’expérience est concluante, mais, si elle est financée à 50% par les Fonds Structurels Européens, elle a besoin de dons privés pour vivre et se déployer.

Cécile Valla, responsable nationale du dispositif « La Touline »

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