Apprentis d'Auteuil
Sens et Finances - Le journal de la Philanthropie d'avenir
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Le permis de conduire, un moyen de remobiliser les jeunes les plus en difficulté

Publié le 30/03/2017

Les entreprises ont un rôle sociétal à jouer. C’est ce que veulent faire valoir les mécènes de « Réussir Angers », dispositif d’insertion socio-professionnelle des jeunes des quartiers prioritaires d’Angers, qui relie mobilité et motivation.

« Réussir Angers » est un dispositif malin. L’objectif des entrepreneurs locaux qui l’ont mis en place ? Améliorer l’insertion socioprofessionnelle et l’employabilité des jeunes le plus en difficulté, ceux des quartiers prioritaires d’Angers, en leur ouvrant les portes de leurs entreprises.

« Les mécènes ont voulu tendre la main aux jeunes les plus éloignés de l’emploi, ceux qui rejettent les institutions et qui sont dans l’angoisse de tout projet personnel et professionnel », explique Bruno Broit, Responsable Maine et Loire du centre de formation continue Apprentis d’Auteuil. Apprentis d’Auteuil, qui a bâti le dispositif, a constaté que ces jeunes étaient enfermés dans leurs quartiers, faute d’être capables de passer le permis de conduire. Privés de mobilité, la recherche d’un emploi ou d’une formation était, pour eux, encore plus difficile.

Du coup, en plus des apprentissages-clés (technique de recherche d’emploi, découverte du monde de l’entreprise, réactivation des savoirs, travail sur l’image de soi, etc.), le dispositif « Réussir Angers » propose aux jeunes de passer leur permis de conduire. Vu de l’extérieur, cela paraît assez banal, et pourtant toute la psychologie du dispositif réside dans cet objectif motivant, qui permet « de remobiliser les jeunes, de les aimanter et de les garder dans le dispositif jusqu’à son terme », poursuit Bruno Broit. Les stagiaires n’ayant généralement pas dépassé le niveau requis en classe de cinquième, la pédagogie est adaptée.

L’apprentissage du code de la route par exemple, est l’occasion de faire un peu de mathématiques (distances de sécurité, etc.), mais aussi du français (compréhension des questions posées à l’examen), ou encore de rappeler certains principes de citoyenneté avec le respect des règles de conduite. Chaque stagiaire est suivi individuellement par un référent qui se charge, en plus, d’aplanir les problèmes périphériques (logement, santé, etc.). Depuis deux ans, 49 jeunes adultes ont profité de cette formation, 83% l’ont suivie dans son intégralité et 21 jeunes ont trouvé un emploi ou une formation dans les mois qui ont suivi : un petit succès ! Mais des fonds privés sont nécessaires pour déployer ce beau projet…

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